Courtiers

Dossier de courtier : conserver le fil des propositions et des versions

Un besoin initial peut évoluer après la présentation de plusieurs propositions. Pour relire le dossier, chaque expression du besoin, proposition, transmission, confirmation et rectification doit garder sa source, sa version, sa date déclarée et son moment d’enregistrement dans le registre.

Lecture 4 min · Mis à jour le 22 octobre 2026

Délimiter le dossier et ses sources avant d’ordonner les échanges

Commencez par la référence du dossier d’intermédiation, les personnes autorisées à le consulter et la période à expliquer. Une chronologie utile ne mélange pas les éléments de plusieurs clients ni les pièces dont le rattachement reste incertain.

Exercice entièrement fictif : le dossier COURT-EX-01 rassemble une expression initiale du demandeur, deux propositions distinctes, une note de transmission, un complément, une confirmation et une rectification. Aucun client, conseil, produit ou enregistrement réel n’est représenté.

Chaque élément garde une source déclarée. Si l’origine exacte, l’auteur, le destinataire ou la réception ne sont pas documentés, inscrivez le point à vérifier au lieu de le déduire de la seule présence d’un fichier.

Conserver chaque proposition dans sa propre version

Dans l’exercice, N1-V1 décrit le besoin initial : date déclarée du 1er octobre 2026, enregistrement fictif le 2 octobre à 8 h UTC, source « expression initiale du demandeur fictif ». PA-V1 et PB-V1 sont deux propositions différentes, toutes deux datées du 3 octobre et enregistrées séparément le 4 octobre à 9 h 10 puis 9 h 12 UTC.

I1-V1, source « note de transmission fictive », est datée du 5 octobre et enregistrée le 6 octobre à 10 h UTC. Elle indique que les informations liées à PA-V1 et PB-V1 ont été déclarées comme transmises ; elle ne prouve ni leur lecture, ni leur réception, ni leur adéquation au besoin.

La fiche ne fusionne pas les deux propositions et ne transforme pas leur comparaison en recommandation. Elle permet seulement de retrouver ce qui a été consigné, sous quelle version et à quel moment.

Montrer l’évolution du besoin sans effacer la formulation précédente

N2-V1 ajoute une priorité modifiée : date déclarée du 7 octobre, enregistrement fictif le 8 octobre à 8 h 20 UTC, source « complément du demandeur fictif ». Le motif initial est noté comme une contrainte de calendrier.

C1-V1, source « confirmation fictive attribuée au demandeur », porte une date déclarée du 8 octobre et un enregistrement fictif le 9 octobre à 14 h 05 UTC. Il consigne un choix déclaré de PB-V1 dans le contexte de N2-V1. Il n’atteste pas que la proposition était appropriée ni que le conseil était conforme.

N2-V2 rectifie ensuite le motif : même date déclarée du 7 octobre, mais enregistrement fictif le 10 octobre à 11 h 40 UTC. La contrainte devient budgétaire. N2-V2 remplace la formulation pour la lecture courante sans effacer N2-V1, qui reste une version antérieure retrouvable.

Relire ce qui était déjà consigné à une date UTC

Au 8 octobre à 12 h UTC dans l’exercice, cinq versions sont déjà enregistrées : N1-V1, PA-V1, PB-V1, I1-V1 et N2-V1. C1-V1 et N2-V2 n’apparaissent pas encore dans cet état fictif.

Au 9 octobre à 16 h UTC, C1-V1 est aussi présente. Au 10 octobre à 12 h UTC, les sept versions, dont la rectification N2-V2, sont enregistrées. La date déclarée du 7 octobre portée par N2-V2 ne la rend pas rétroactivement présente avant le 10 octobre.

Cette lecture décrit uniquement l’état du registre. Elle ne dit pas ce que les parties savaient par ailleurs, ne qualifie pas la valeur juridique des pièces et n’apprécie ni l’adéquation d’une proposition ni la qualité d’un conseil. La page Courtiers présente le contexte métier ; le guide sur les deux dates détaille la convention UTC.

À APPLIQUER À VOTRE SITUATION

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Vos questions

Pourquoi conserver PA-V1 et PB-V1 séparément ?

Parce qu’il s’agit de deux propositions distinctes. Leur présence dans le même dossier ne les fusionne pas et ne permet pas au registre de recommander l’une plutôt que l’autre.

Une note de transmission prouve-t-elle que le client a lu les propositions ?

Non. Elle consigne une transmission déclarée selon la source disponible. La lecture, la réception ou l’accord demandent leurs propres éléments documentés.

La rectification N2-V2 efface-t-elle N2-V1 ?

Non. N2-V2 corrige la formulation pour la lecture courante, tandis que N2-V1 reste une version antérieure retrouvable avec sa source et ses deux dates.

L’enregistrement UTC certifie-t-il la date réelle du besoin ou du choix ?

Non. Il situe l’entrée dans ARCHONTE. La date de l’événement reste déclarée et sa provenance doit rester visible.

ARCHONTE vérifie-t-il l’adéquation du conseil du courtier ?

Non. ARCHONTE structure les éléments déclarés et leur chronologie ; il ne réalise ni audit, ni conseil, ni qualification juridique, ni appréciation professionnelle.

Pour aller plus loin